Quel bilan pour le Parlement ce lundi ?

Published On mai 13, 2019 | By Samanta Bellange | Uncategorized

Dans une note rendue publique le vendredi 10 mai 2019, le bureau de l’Assemblée nationale informe les sénateurs et députés de la 50e législature que la séance de clôture de la première session ordinaire de l’année législative 2019 se tiendra le lundi 13 mai 2019, au palais législatif, à 3h p.m. Comme le veut la Constitution, cette séance est aussi l’occasion, pour les deux branches du Parlement, de présenter leurs bilans respectifs. Cependant, aux yeux de tout le monde, le bilan fait défaut au bord de mer.

Conformément aux articles 98 et 98.1 de la Constitution en vigueur, le bureau de l’Assemblée nationale fait sortir cette note convoquant sénateurs et députés à une séance en Assemblée nationale prévue le lundi 13 mai 2019. L’objectif, ce deuxième lundi du mois de mai, est de fermer la première session ordinaire de travail de la Chambre basse qui a repris du boulot depuis le deuxième lundi de janvier. C’est le même exercice qui se répète deux fois chaque année.

Mais loin de la répétition d’un protocole figé, agrémenté de discours qu’on peine souvent à joindre aux actes des autorités, les bilans respectifs des deux chambres du Parlement, parce qu’ils sont faits de chiffres,  se démarquent de la démagogie et captent l’attention des citoyens.

Pour cette session, la recette risque d’être très maigre pour les friands de chiffres car au bord de mer les bilans sont plutôt vagues.

À la Chambre basse notamment, de janvier à mai 2019, les 117 députés du peuple ne parviennent à voter que quatre propositions de loi. Ces textes portent respectivement sur le renforcement du café haïtien, le renforcement du pouvoir des associations d’irrigants dans la gestion de l’eau, l’augmentation du salaire minimum et, en dernier lieu, la proposition de loi relevant l’île des Caïmites au rang de commune.

Très maigre bilan pour quatre mois de travail mais satisfaisant par rapport à celui des voisins du Sénat. En effet, au cours de cette période le grand Corps n’a pu voter qu’un texte de loi, celui portant sur l’île des Caïmites et pour couronner le tout, les sénateurs ont voté une dizaine d’articles de la proposition de loi portant sur les armes à feu dans le pays.

Questionné sur ce bilan quasiment catastrophique, le président du Sénat Carl Murat Cantave brandit une échappatoire : « Le Sénat a été défavorisé par les évènements politiques qui se sont produit ces derniers temps.» Pour lui, le mouvement « peyi lòk » et les tirs nourris qui retentissaient aux abords du Parlement  ont rendu difficile la tenue de certaines séances ».

Face à la politique de la chaise vide adoptée par les sénateurs de la République, le bureau du Sénat s’était résigné à contourner le principe du quorum en organisant des journées de contrôle. Là encore, Carl Murat Cantave s’est vu rattrapé par le destin qui veut que les parlementaires portent le chapeau de la paresse personnifiée : « Le vacuum au sein du gouvernement a tout bousillé », regrette le président qui ne peine pas cependant à montrer une satisfaction à demi-teinte.

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