Que fait la police nationale pour protéger les siens…?

Published On décembre 5, 2019 | By Samanta Bellange | Uncategorized

De janvier 2019 à date, 44 policiers ont été assassinés dont Michael Lucius, un haut gradé de la Police nationale d’Haïti (PNH). Depuis sa création en 1995, La PNH a déjà perdu sous les balles assassines, une directrice générale, trois anciens directeurs centraux de la police judiciaire (DCPJ), des commissaires, des inspecteurs et un nombre très élevé de policiers… Que fait la Police nationale pour protéger les siens…?

Joceline Pierre, ancienne directrice générale de la police nationale, a été tuée chez elle à VivYMitchell en décembre 2014 ; Oriel Jean, ex-commissaire divisionnaire et ex-responsable de la sécurité de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, a été assassiné en mars 2015 ; Michaël Lucius, ancien directeur central de la police judiciaire (DCPJ), a été assassiné le 2 décembre 2019; Jean Denis Fortin, ancien directeur central de la police judiciaire (DCPJ), a été assassiné aux Cayes en septembre 2011…La Liste des hauts gradés de la PNH assassinés n’est pas exhaustive.

Le Nouvelliste n’a pas eu accès aux statistiques pour toutes les années depuis 1996 mais des nombreux policiers de tous grades ont été assassinés dans l’exercice de leur fonction depuis la création de l’institution. Cependant, rien que pour l’année 2019, « 44 policiers ont été assassinés », a fait savoir Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains. Il a souligné que pour les trois années précédentes, le nombre de policiers tués était en moyenne 16 personnes par an.

Contacté par Le Nouvelliste, le porte-parole de la Police nationale n’a pas voulu confirmer le nombre de 44 policiers tués en 2019 avancé par le RNDDH. Selon Michel-Ange Louis-Jeune, la police travaille sur le décompte.

À la question « Que fait la Police nationale pour protéger les siens…? », un haut gradé de la police national, a confié au journal que les anciens directeurs généraux de la PNH ou tout autre ancien haut gradé de la Police nationale n’ont droit légalement à aucun traitement particulier. Après ses années de service dans la police nationale, il est considéré comme un simple citoyen. « Il n’y a aucun cadre légal qui définit le traitement à accorder à un ancien directeur général après son mandat. C’est le nouveau directeur général qui va décider, à sa discrétion, le traitement à accorder à son prédécesseur », a confié au Nouvelliste un ancien directeur général de la Police nationale.

« Moi, mon successeur a mis à ma disposition pour ma sécurité un véhicule et des policiers. Mais il pouvait ne pas le faire, il ne violerait aucun cadre légal, il n’y en a pas d’ailleurs… », a souligné cet ancien chef de la police nationale.

Toutefois, cet ancien patron de la PNH a fait remarquer au Nouvelliste que le nouveau directeur général de la PNH s’occupe toujours de la sécurité de son prédécesseur. « Godson Orélus a mis des policiers au service de Mario Andressol ; Michel-Ange Gédéon l’a fait aussi pour Godson Orélus. Je ne sais pas si Michel-Ange Gédéon est en Haïti, mais je pense que Normil Rameau aurait mis des agents de la police à son service… », a souligné notre source, un ancien directeur général de la police.

 

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