Quatre centres de germoplasme, aucune stratégie de mise en terre des plantules

Published On février 28, 2019 | By Samanta Bellange | Uncategorized

La réforme curriculaire de l’éducation à l’environnement reste au stade embryonnaire. Des directeurs d’écoles publiques ne sont toujours pas informés que leurs écoliers devront participer au reboisement du pays. Pour l’instant, aucune stratégie n’a été définie par les ministères de l’Environnement et de l’Éducation  pour la mise en terre des plantules germées dans les quatre centres de germoplasme installés.

Si le président Jovenel Moïse avait exhorté  les 4 millions d’écoliers sur le territoire de mettre chacun une plantule en terre, l’année académique 2018-2019 n’a pas vu ce rêve se concrétiser en raison du retard constaté dans la réforme curriculaire. Ladite réforme longtemps prônée n’est toujours pas effective. Des directeurs d’écoles publiques nient même leur implication dans la mobilisation des élèves dans le reboisement du pays. Alors que ces derniers sont placés en première ligne dans le cadre de cette action citoyenne.

Le directeur du lycée Alexandre Pétion, Nicolas Mathurin, affirme qu’il n’est toujours pas au courant d’un tel projet. M. Mathurin se dit intéressé à ce module qui peut inciter les jeunes à se soucier de leur environnement.

« Mes élèves ont déjà mis bon nombre de plantules en terre. Je les encourage de le faire même si ce n’est pas sur une base structurelle », confie celui qui dirige le lycée Pétion, soulignant qu’à travers le programme du Nouveau secondaire, ce module existe à travers la « science de la vie et de l’environnement ». Nicolas Mathurin dit regretter que ledit programme ne soit pas encore généralisé pour des actions concrètes en ce sens.

Joint par téléphone, le directeur de communication du MENFP, Miloudy Vincent, met l’accent sur cette réforme curriculaire qui doit se faire en profondeur. « L’élaboration d’un curriculum, ça prend du temps. Cela ne peut pas se faire du jour au lendemain », indique M. Vincent, avant d’expliquer que la phase concrète du plan de reboisement devrait débuter au mois de mars.

« Le document de projet est disponible mais en attente de la mise en application », soutient-il, rappelant que l’environnement n’est pas le seul module du projet de réforme curriculaire.

Le responsable de communication du MENFP évoque la collaboration entre le ministère de l’Environnement  et celui de l’Éducation pour cette réforme en profondeur.

Miloudy Vincent avance  les troubles sociaux comme l’un des éléments perturbateurs de la bonne planification du projet de reboisement dans le pays. Il rappelle que le calendrier scolaire devrait être remanié avant de lancer le processus.

L’agronome Rony Horat, responsable de la Direction éducation et Inspection environnementale confie au journal qu’un comité interministériel a été constitué en vue d’assurer la mise en application de ce protocole et la  stratégie d’élaboration du plan de reboisement.

« Les plantules sont disponibles. Elles ne sont pas produites pour rester dans les centres de germoplasme », assure l’agr. Rony affirmant qu’il y a un retard dans le calendrier cultural dû au changement climatique et à la crise sociopolitique du pays.

Comme Miloudy Vincent avant lui, l’agronome. Rony croit que le module « éducation citoyenneté à l’environnement » doit être calculé parce qu’il englobe plusieurs thématiques importantes.

Notons que quatre centres de germoplasme et de propagation végétale ont été implantés dans les départements des Nippes, du Sud, du Nord-Est et de la Grand’Anse avec pour mission de reboiser le milieu environnemental.  Chacun de ces centres a une capacité de production de 4,5 millions de plantules.

 

source;le nouvelliste

 

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