Produits pétroliers : Il n’y a ni rareté ni pénurie, assure le ministre des Finances, sur fond d’appréhension des compagnies pétrolières…

Published On août 22, 2019 | By Samanta Bellange | Actualités

La réunion avec les compagnies pétrolières a eu lieu. Nous avons discuté de différents mécanismes pour éviter la rareté. Le virement de l’argent est fait du Trésor public à la BRH et la BRH fera le virement pour les compagnies. Entre-temps, elles ont lancé leurs commandes. C’est possible qu’il y ait deux ou trois stations d’essence qui n’ont pas eu le temps de s’approvisionner. Mais en fait, il n’y a pas de rareté. Les compagnies ont placé des commandes. Elles ne sont pas encore approvisionnées au niveau des terminaux. « Il n’y a pas de pénurie. Il n’y a pas ça », a confié au journal le ministre de l’Economie et des Finances, Ronald G. Décembre peu avant 11 heures du soir, mercredi 21 août 2019.

Un peu plus tôt dans la journée, des sources proches du secteur pétrolier interrogées par le journal avaient confirmé la tenue de la réunion, mardi, mais pas les versements alors que des automobilistes arpentaient certaines stations d’essence sans pouvoir trouver du carburant.

«  La réunion s’est tenue hier. Des responsables du MEF [ministère de l’Économie et des Finances] ont dit qu’il y aurait des paiements en gourdes équivalant à 20 millions de dollars, le montant à rembourser dans la structure de prix. On attend de voir mais cela correspondrait à un mois de subvention. Ils nous doivent beaucoup plus que ça. Cela ne résout pas le problème ; ne fait pas diminuer la dette ; cela évite qu’elle augmente », a confié au journal une source proche d’une compagnie pétrolière.

« Les compagnies pétrolières, aux abois, n’ont plus d’argent, plus de trésorerie. Je ne sais pas qui va avoir des stocks à la fin du mois. Pour l’instant, il y a une situation de rareté qui est en train de se creuser », a poursuivi cette source qui n’est pas au courant de « programmation immédiate » de commandes en volumes importants de produits pétroliers. « Il va y avoir des jours de tension sur le marché. D’ici la fin du mois d’août, ça va être très compliqué », craint une autre source.

La situation prend tout le monde de court. Les compagnies ont fait du rationnement dans leurs livraisons aux stations d’essence. Ceux qui constituent des stocks dans la perspective de revente à la hausse en temps de rareté n’ont pas pu le faire. Beaucoup ont été pris de court. C’est pourquoi je crains une vraie panne sèche cette fois si le problème n’est pas résolu. Pour l’instant, il reste à savoir si les politiques continueront d’attendre, sans ajuster les prix à la pompe et baisser graduellement la subvention des produits pétroliers, a poursuivi cette source qui souligne que la dette à rembourser aux compagnies pétrolières serait dans la fourchette des 80 à 100 millions de dollars, sans compter les dettes du BMPAD pour Rubis et Novum qui se situent autour de 70 millions de dollars. «  Cela fait beaucoup d’argent », estime cette source.

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