La police nationale et le gouvernement se disent prêts pour la rentrée des classes…

Published On septembre 9, 2019 | By Samanta Bellange | Actualités

Des dispositions sont prises pour garantir la sécurité des écoliers sur tout le territoire, les nids-de-poule à travers les rues sont en train d’être colmatés, l’État accompagne les parents et les élèves dans les écoles publiques, telles sont les garanties de la police nationale, du ministre de l’Éducation nationale et des TPTC. Cependant, à quelques jours de la rentrée des classes, la pénurie d’essence persiste dans le pays. Certaines stations d’essence sont toujours fermées tandis que  dans d’autres les automobilistes et les chauffeurs de taxis-motos se bousculent pour un gallon d’or noir.

La police nationale est mobilisée pour faciliter la rentrée des classes ce lundi 9 septembre, a fait savoir le porte-parole de la police nationale. Michel-Ange Louis-Jeune a donné la garantie que les dispositions adoptées étaient les mêmes pour tous les départements du pays.

Interrogé sur la situation sécuritaire au Bicentenaire, à Martissant et dans d’autres zones contrôlées par des bandits armés, le commissaire de police a déclaré que la rentrée des classes se ferait partout « même s’il y a des zones qui ont leurs particularités. La police assurera la sécurité partout à travers le pays », a affirmé au Nouvelliste Michel-Ange Louis-Jeune, une façon pour lui de dire qu’il n’y a pas de zone qui échappe au contrôle de la PNH.

« Tout est ok pour le lundi 9 septembre », a soutenu le ministre de l’Éducation nationale. Pierre Josué Agénor Cadet qui a reconnu que la rentrée des classes se fait cette année dans une situation économique particulièrement difficile et que chaque année les parents se plaignent de la situation économique du pays. « Même si la rentrée aurait été reportée pour l’année prochaine, il y aurait toujours eu des problèmes… », a-t-il avancé dans une interview accordée au journal.

Le titulaire du MENFP a fait savoir que l’État accompagne les écoles presbytérales, protestantes, et communales dans les zones reculées du pays. Il a fait savoir que dans les écoles nationales l’État, prendra en charge tous les enfants de la 1re à la 6e année. « Ils n’auront rien à payer comme le veut la loi. Le ministère des Finances a déjà fait des virements sur le compte de toutes les directions départementales pour permettre à ces écoles de fonctionner… », a rassuré M. Cadet.

Pour les lycées, le ministre de l’Éducation nationale a fait savoir que les élèves n’ont que 1000 gourdes à payer pour toute l’année. Il a mis en garde des directeurs de lycées qui font payer aux élèves plus de frais. Des directeurs fautifs ont été convoqués en ce sens, ils risquent de perdre leur poste, a indiqué M. Cadet.

Pierre Josué Agénor Cadet a souligné que le ministère qu’il dirige a aussi distribué des uniformes dans des écoles publiques à Port-au-Prince et en province.

Comme chaque année, le ministère des Travaux publics s’assurera que tous les nids-de-poule soient colmatés pour faciliter la circulation, a indiqué au journal un cadre bien placé aux TPTC. Il a souligné qu’à cause de la pénurie d’essence, il y a eu un retard dans les travaux. « Mais ce samedi, nous reprendrons les travaux… », a-t-il précisé.

Parallèlement, si le gouvernement se targue d’être prêt pour la rentrée des classes, les associations d’enseignants et de parents estiment que le ministère devrait retarder la rentrée à cause de la situation économique et sécuritaire du pays. Dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, les activités économiques tournent au ralenti. La pénurie d’essence de ces derniers jours a empiré la situation.

 

 

 

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