Et la séance de ratification de la politique générale n’a pas eu lieu

Published On septembre 24, 2019 | By Samanta Bellange | Actualités

La séance de ratification de la déclaration de politique générale du Premier ministre nommé Fritz William Michel n’a pas pu se tenir ce lundi 23 septembre 2019 au Sénat de la République. Les sénateurs de l’opposition ont, une nouvelle fois, introduit des individus qu’ils ont présenté comme des militants politiques au Parlement. Et pour couronner le tout, la salle de séances et le salon diplomatique ont été souillés de matières fécales.

La différence flagrante entre des expressions fortes qu’il faut noter sur du papier glacé dans un jeu de correspondance et la main forte qu’il faut pour réaliser une séance en niant toute position contraire, le président du Sénat Carl Murat Cantave l’a rencontrée en face ce lundi 23 septembre 2019, lors de la deuxième tentative de ratification de la politique générale du Premier ministre nommé Fritz William Michel.

En effet, se fiant aux multiples correspondances du président Carl Murat Cantave, adressées la veille au Premier ministre a.i. Jean-Michel Lapin et au ministre de la Justice et de la Sécurité publique Jean Roody Aly, les observateurs tombent ce lundi matin sur une scène différente d’un Parlement bien gardé par des agents de la police nationale où les sénateurs proches du pouvoir pourraient se pavaner en attendant l’arrivée des membres d’un gouvernement qu’ils pourraient voter sans ambages.

Fini le rêve, la réalité est toute autre. Dès 8 heures du matin, heure fixée pour la tenue de la séance, les visiteurs sont accueillis par des refrains peu rassurants des « militants » qui, à l’aide des sénateurs de l’opposition, ont envahi l’espace. Devant la cafétéria du grand Corps où sont confinés les sénateurs proches du pouvoir, on entend des « si yo tire sou nou, n ap mete dife ». Ce refrain traduit la réalité d’un Sénat contrôlé par des « militants » craignant un retour d’ascenseur du climat de violence qu’ils sont là pour instaurer.

Le premier à faire fi de cette mise en garde est le sénateur Willot Joseph. Voulant rejoindre ses pairs à l’intérieur de la cafétéria, le sénateur du Centre se trouve confronté aux obscénités des intrus qui semblent avoir « acheté les lieux argent comptant ». Il réagit en engueulant quelques-uns des militants. Mauvaise décision : le sénateur a failli passer un mauvais moment n’était-ce l’intervention de quelques policiers qui n’étaient pas assez forts pour le protéger des pots de fleurs que certains ont lancé contre lui.

Ce sentiment d’être les nouveaux maîtres des lieux conduit les militants à taquiner le très timide sénateur Jean-Marie Ralph Féthière, retranché dans son véhicule. Mais, contrairement à Willot Joseph, ce dernier dégaine son pistolet et tire. Il fait deux blessés dont le photojournaliste Dieu-Nallio Chéry. Devant cette réplique, l’opposition cherche du renfort et le sénateur Nénel Cassy a eu l’idée d’ouvrir la barrière principale et de faire entrer quelques nouvelles têtes. On entend même une bande de rara dans le parking du Sénat.

À côté de la pestilence de la salle de séances et du salon diplomatique qui sont souillés de matières fécales pour l’occasion, le spectacle donne maintenant un goût si mauvais qu’à 10 heures, le président Cantave, sous les coups de feu nourris de ses agents de sécurité, quitte les lieux. D’autres sénateurs le suivent. L’opposition se retrouve seule dans l’espace avec ses « militants ». Et toujours dans la crainte de voir la violence changer de maître, une manifestation est improvisée pour permettre aux intrus de vider les lieux sans heurt avec la police.

 

 

 

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